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Un mois en Indonésie

Ça fait maintenant 3 ans que je me "force" à faire un gros voyage une fois par an. Après New-York et la Guadeloupe, 12 jours chacun, mon voyage annuel m'a amené, en septembre dernier, entre la Thaïlande et l'Australie : l'Indonésie, pour presque un mois.

Pourquoi ce pays ? En fait, ce voyage a fait réponse à un "ça te dit de partir un mois en Indonésie ?" que m'a lancé Max en début d'année. Et comme je ne connaissais pas l'Asie et que cette culture m'a toujours attiré, c'était l'occasion parfaite.

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Pour moi, l'Indonésie faisait partie de ces pays dont on ne connait que le nom, comme le Tadjikistan ou le Timor Oriental. J'ai même l'impression qu'on entend plus parler de Bali ou des Îles Gili que de l'Indonésie en elle-même, alors que ce sont des îles de ce pays.

C'est un petit saut dans l'inconnu qui m'attend, avec une culture, des paysages et un niveau de vie qui différent totalement de ce dont je suis habitué. Rien de mieux pour sortir de ma petite zone de confort.

Pour préparer ce voyage, j'ai navigué sur des dizaines de sites web à la recherche d'informations qui me permettraient d'anticiper au maximum ce qui m'attendait :

  • Plus grand pays musulman du monde
  • Composé de 17 000 îles
  • La monnaie locale est la rupiah (roupie indonésienne)
  • On y parle anglais
  • On roule à gauche
  • Températures moyennes : 23/32° toute l'année

S'en suivent ensuite les formalités d'usage : vaccins (j'ai eu les épaules en feu pendant trois jours), VISA (pas besoin en dessous de trente jours) et permis international.

L'idée ensuite était de se poser à Bali, puis de bouger au jour le jour.

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En un mois, nous en avons fait du chemin. En bateau, bus, taxi, Uber, vélo, voiture, skate ou scooter, notre trip a débuté à Bali et fini à Bali, avec quelques îles au milieu.

Pour se mettre dans le bain, nous avons passé trois nuits du côté de Sanur à EatSleepSkate — un établissement monté par un français, avec trois bengalows, une piscine et… un skatepark :)

C'est là que nous avons découvert la gentillesse des balinais. Quel contraste avec notre côté du monde… On a aussi eu notre première expérience du code de la route indonésien — ou de son absence. C'est suprenant la première fois, tout semble chaotique et désordonné, mais on se rend vite compte que tout se fait naturellement. A scooter, c'est une expérience inédite (surtout quand tu es en tenue de plage et sans casque). #yolo :)

Chose surprenante — et dont tous les guides mettent en garde —, c'est la facilité pour se procurer de la drogue. A Kuta, partie ultra-touristique de Bali, les vendeurs ne se cachent même pas pour vous proposer des "mushrooms" et autres médicaments douteux…

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Après cette phase d'acclimatation, nous quittons Bali direction Nusa Lembongan ("Nusa" signifie "île" en indonésien), qui est devenue notre petit coup de coeur du voyage. Située au Sud-Est de Bali, cette île ne mesure que 8 km2. Autant dire qu'on en fait vite le tour. Il n'y a pas de voiture, tout se fait à scooter.

Le premier jour, nous avons rencontré un couple de français qui nous ont proposé de les suivre pour une sortie snorkeling (ou "palmes-masque-tuba" ou "PMT" ou…), avec la chance d'être seuls au milieu de l'eau pour nager avec des dauphins et des raies mantas. Une expérience incroyable pour démarrer le séjour.

Partis pour y rester une paire de jours, c'est presque une semaine que nous avons passé sur cette île paradisiaque et tranquille, repère à surfeurs du monde entier. J'ai fait pour la première fois du Standup Paddle, au milieu de la mer avec un couché de soleil magnifique.

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C'est aussi là que nous avons saisi le vrai coût de la vie en Indonésie. Un repas les pieds dans l'eau ne coûte pas plus de quatre euros. Un scooter pour la journée moins de trois euros. Une nuit pour deux une quizaine d'euros. Ah, et tout est facile. Trouver un toit pour la nuit ou un moyen de locomotion se fait au fil de l'eau, sans aucune garantie demandée. Dingue à travers nos yeux d'européens !

D'ailleurs, en parlant de bouffe, je suis tombé amoureux du Nasi Goreng. C'est un plat indonésien, à base de riz frit, utra-"cheap" (entre un et deux euros) et tellement bon. Finalement, tout est si bon et vraiment accessible, que nous avons mangé au "resto" (ou warung) à tous les repas (et même entre les repas).

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Etape "incontournable" des guides touristiques, les îles Gili se situent à quelques kilomètres de Lombok. nous nous sommes posés sur la plus grande des trois : Gili Trawangan, pour quelques jours. Île paradisiaque, il faut néanmoins dealer avec l'ambiance "Ibiza et ultra-touristique". Pas vraiment ce que nous recherchions… Cependant, nous sommes tombés sur un marché de nuit où nous avons mangé avec les locaux. Expérience innoubliable.

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Plus à l'Est, nous avons passé quelques jours à Lombok, dans la ville de Kuta. Plus "roots" que Bali, Lombok est également une destination phare pour les surfeurs. Compréhensible quand on voit sa nature magestueuse et ses plages paradisiaques laissant place à des spots de surfs légendaires. D'ailleurs, nous avons eu la chance d'aller sur un spot accessible uniquement en bateau — c'est comme prendre un taxi pour aller au skatepark.

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La dernière quinzaine de jours s'est finie à Bali.

On a suivi un couple d'anglais rencontré à Lombok jusqu'à Bukit - la presqu'île au Sud, pour y séjourner quelques jours. Le coin est assez fréquenté par endroit mais on peut également y trouver des plages vides sur plusieurs centaines de mètres. Cette zone est connue notamment pour son célèbre temple — spot de surf — Uluwatu.

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Pour éviter la partie balnéaire du Sud de Bali, on est ensuite monté passer quelques jours à Canggu. Moins surpeuplée que Kuta (Bali) et avec une ambiance plutôt surf/chill/végan, cette zone a la particularité d'être parsemée de rizières, même entre les habitations. Il y a également quelques skateparks et bowls tout neuf qui nous on permis de remonter sur la planche.

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Passer deux jours à Ubud était une étape obligatoire. Centre culturel de l'île, où l'ambiance y est plus familiale, la ville abrite de nombreux musées, un marché "traditionnel" et la fameuse "Monkey Forest" qui héberger environ 600 singes. C'est également un point central pour explorer l'île (en scooter, toujours) à la recherche des cascades, temples ou rizières (dont celles de Jatiluwih, inscrites au patrimoine de l'Unesco).

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Il n'y a pas de mot pour conclure correctement ce texte beaucoup trop long. J'ai découvert en Indonésie une culture riche, pas financièrement mais humainement. La nature y est incroyable, dans sa beauté et dans sa force. J'ai eu le droit — ou la chance — à une déconnexion totale d'un mois, idéal pour prendre du recul et revenir en pleine forme.

Ah ! La prochaine fois, je partirai avec un sac deux fois moins gros. Un boarshort et un t-shirt suffisent :)

Pour voir une petite centaine de mes photos, c'est pas là : Flickr.